Bien choisir les variétés, le sol - Page 2 sur 3

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ROSES ET ROSIERS de A à Z - PAGE 2 sur 3 - COUP DE POUCE

LES ROSES ET ROSIERS - PAGE 2



LE SOL:


Accommodant, le rosier bien que relativement acidophile,  se plante et se développe dans pour ainsi dire tous les types de sols à condition de respecter quelques consignes basiques.

  • Sol acide : En cas de sol très acide, il est conseillé de faire des apports de calcium ou d'un amendement à base de chaux. Un apport de terre de bruyère est aussi recommandé à la plantation.

  • Sol argileux : Pour alléger ce sol lourd, il faut faire des apports de terreau ou de compost décomposé. On peut également lui fournir un engrais à base d'algues.

  • Sol sablonneux : Cette terre doit recevoir des apports de tourbe et de fumier décomposé pour lui éviter un trop grand dessèchement  et donc celui des racines du rosier.

Vous voulez en savoir plus ? Consultez vite la fiche : Coup de pouce - Différents types de sols

MOTTE, CONTENEUR OU RACINES NUES ? :


Le choix  n'influence pas la qualité du rosier, mais sa période de plantation et donc son adaptabilité à la reprise.


  • Rosier en conteneur ou pot : On peut le planter toute l'année, hors période de gel.

  • Rosier à racines nues : Il se plante de mi-octobre à fin mars et hors période de gel.

  • Rosier en motte : Se plante surtout au début du printemps, soit en avril ou mai.



PLANTATION DU ROSIER :


Il faut éviter de planter un rosier par temps de pluie lorsque la terre est gorgée d'eau.

  • Si possible, une dizaine de jours avant la mise en place du rosier, ouvrir le trou de plantation qui devra mesurer au minimum 50 cm de côté et de profondeur. Le trou doit être important car, pour que le système racinaire se développe bien, la terre doit être meuble tout autour du rosier.

  • Au fond du trou, mettre un peu de compost décomposé et recouvrir avec une petite pelletée de terre affinée.

  • Mettre de côté la terre enlevée restante  et retirer les mauvaises herbes et les cailloux pour l'affiner. Incorporer de la poudre d'os ou de l'engrais pour rosiers ainsi que du compost. Le mélange doit être bien émietté.

Rosier à racines nues :

  • La première étape consiste à "habiller" le rosier c'est-à-dire à couper environ deux centimètres de racines avec un sécateur bien aiguisé et désinfecté.

  • Praliner les racines en les trempant dans une boue faite de terre de jardin, de fumier décomposé et d'eau. La "mixture" doit être assez liquide. Le pralinage peut également être effectué avec du pralin acheté dans le commerce.

  • Les tiges doivent être également coupées. On les taille d'un tiers, pour une plantation effectuée en automne, et  à trois yeux lors d'une plantation au printemps. 

  • Installer le rosier dans le trou de plantation en veillant bien à ce que le point de greffe, c'est-à-dire le bourrelet ou gros renflement, ne soit pas enterré mais affleure la terre.

  • Combler avec la terre mise de côté et tasser légèrement. Faire bien attention de remplir tous les espaces pour ne pas laisser de poches d'air.

  • Former ensuite une petite cuvette d'arrosage au pied du rosier et faire un apport généreux d'eau. A la plantation le rosier demande environ 10 litres d'eau.

  • Pour les plantations automnales et hivernales, et dans les régions à climat rigoureux, il est conseillé de butter le pied du rosier pour protéger le point de greffe des frimas hivernaux. Ce petit dôme sera retiré au printemps lorsque les risques de gelées seront écartés.

  • Après la plantation, effectuer un paillage avec du compost ou du fumier.

Rosier en conteneur, en pot ou en motte :

  • Les rosiers en motte sont entourés d'une sorte de filet, biodégradable et non toxique, qui peut être mis en terre sans souci.

  • Tremper le rosier avec son pot dans de l'eau, de pluie de préférence, et l'enlever lorsqu'il n'y a plus de bulles remontant à la surface. Pour permettre aux racines de se réhydrater, il faut laisser tremper environ une heure.

  • Contrôler les racines apparentes et couper, si nécessaire, les racines abîmées.

  • Dépoter le rosier, en faisant attention de ne pas abimer la motte, et l'installer dans le trou de plantation.

  • Contrôler que le haut de la motte se trouve à la surface de la terre, en haut du trou, pour que le point de greffe, c'est-à-dire le bourrelet ou gros renflement ne soit pas enterré mais affleure la terre.

  • Combler le trou avec la terre mise de côté et tasser légèrement. Faire bien attention de remplir tous les espaces pour ne pas laisser des poches d'air.

  • Former ensuite une petite cuvette d'arrosage au pied du rosier et faire un apport généreux d'eau. A la plantation le rosier demande environ 10 litres d'eau.

  • Les arrosages devront être réguliers car les rosiers vendus en conteneurs sont plus exigeants en eau, surtout en cas de grosses chaleurs.

  • Installer, principalement pour les rosiers tiges et les rosiers grimpants, un tuteur afin de permettre au rosier de s'implanter bien droit.



ENTRETIEN DU ROSIER :


  • Nettoyer régulièrement autour des pieds des rosiers pour aérer la terre et empêcher les mauvaises herbes de se développer. Le rosier déteste avoir le pied "sale", la terre autour de lui doit être constamment maintenue propre et sans mauvaises herbes. 

  • Il faut jouer régulièrement de la binette pour désherber et écroûter la terre. Avantage, les apports d'eau seront ainsi réduits.  Il faut toujours se souvenir de l'adage qui dit "qu'un binage vaut deux arrosages".

  • Un paillage de 5 à 10 cm installé au pied du rosier lui conservera la fraicheur et évitera la prolifération des mauvaises herbes. Pour le paillage il est déconseillé de mettre des écorces de pin qui acidifient énormément le sol, il faut privilégier les paillettes de lin ou les tontes de gazon.

  • Dans les régions à climat rigoureux, il est conseillé de butter les pieds du rosier pour protéger le point de greffe, qui est le renflement à la base de la tige principale des frimas hivernaux. Ce petit dôme, de 20 à 30 cm de haut  sera retiré au printemps.

  • Sur les rosiers on voit apparaître des "sauvageons" et des "gourmands".

Les premiers sont des rejets, des repousses qui surviennent généralement à partir des racines. Ces sauvageons doivent être supprimés. En effet ils épuisent le pied mère pour rien car ils ne donneront pas de fleurs.

Contrairement aux sauvageons, les gourmands sont à conserver car ils permettent le développement et le renouveau du rosier.

Généralement on reconnaît le gourmand parce qu'il porte 7 folioles et qu'il part du point de greffe.

La distinction est quand même parfois difficile à faire, dans le doute il vaut mieux supprimer pour ne pas épuiser le rosier.


ARROSAGE :


  • A la plantation, arroser généreusement même par temps de pluie.

  • La première année, les arrosages doivent être réguliers et fréquents pour permettre au rosier de bien s'implanter, de s'enraciner et de s'acclimater à son nouvel environnement.

  • La terre au pied du rosier doit être toujours humide, les arrosages sont donc à adapter en fonction des conditions climatiques et des sols.

  • Les arrosages doivent être effectués au pied du rosier mais jamais sur le feuillage pour éviter les maladies comme l'oïdium.

  • Les rosiers cultivés en pot ont besoin de plus d'apports d'eau que ceux en pleine terre.



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samedi 26 mai 2012
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